SECTEUR EXTRACTIVE: LA BANQUE AFRICAIN DE DEVELOPPEMENT PRESENTE LES RESULTATS DES ETUDES SUR LA VALORISATION DES REVENUS

Par : Andry Rakotonirainy

Il est reconnu que la croissance économique du pays sera basée sur des secteurs dactivités vigoureux, résilients aux chocs exogènes et surtout capables dinduire des effets dentrainement significatifs sur le reste du système économique. Ces secteurs doivent aboutir à une répartition juste et équitable des revenus quils génèrent. Lindustrie extractive fait partie de ces secteurs prioritaires pour les Gouvernement Malagasy. Le 17 Mai 2019 le Ministère des Mines et des Ressources Stratégiques en collaboration avec la Banque Africaine de Développement a présenté les résultats de létude sur la valorisation des revenus issus de lexploitation des ressources extractives a lhôtel le pave , ce résultat détude est financée par le Fond Fiduciaire KOAFEC dans le cadre de laccord technique de coopération économique Corée-Afrique entre le gouvernement de la République de Corée et la Banque africaine de développement( BAD)et le Fond Africain de Développement (FAD). Madagascar est reconnu pour la richesse de son sous-sol pourvu de nombreuses ressources comme : les minéraux industriels et métalliques ainsi que les ressources en hydrocarbure et pierres précieuses. Cependant ce riche potentiel narrive pas à constituer un levier de développement et la population malagasy ne profite pas ou très peu de mânes de ce secteur. Cest ce que lexplique Mohamed Cherif, responsable pays de la BAD à Madagascar : «  la particularité de Madagascar est que la majorité des activités dextraction de minerai est réalisée de manière artisanal et informelle. Létude évalue à près dun million de personnes qui travaillent dans les petites mines ou mines artisanale à Madagascar. Pour lexploitation de pierres précieuses et semi-précieuses, malgré les efforts des autorités, lactivité reste encore relativement très peu organisée. La maitrise de lorganisation des activités dextraction minière reste donc un enjeu important pour le pays ». Cette étude vise à analyser les problèmes et les éléments de blocage du secteur extractif afin didentifier des solutions pour que la population des zones dactivités minières puisse recevoir les effets positifs de lactivité du secteur minier et que lexploitation de ces richesses minières contribue vraiment au développement du pays. En charge de létude, le Consortium ETIKA/MGC a consulté toutes les parties prenantes du secteur minier : administration centrales et décentralisées, les collectivités décentralisées, les operateurs miniers, la société civile et les communautés de base. Une de ses particularités a été de donner la parole aux acteurs directs et de base. Une liste, non-exhaustive, des recommandations : la revue et mise en cohérence des textes régissant le secteur ; la complétion de ces textes ; lopérationnalisation et la décentralisation des structures administratives contribuant à lencadrement des activités dextraction et de transformation ; lapplication des textes ( sur la décentralisation, les rapatriements de devises, Code de leau ) ; pérennisation de lExtractives Industry Transparency Initiative (EITI) ; la mise en uvre de la décentralisation et responsabilisation des collectivités territoriales décentralisées dans la gestion et le suivi des activités extractives ;une meilleure répartition ainsi quune effectivité de la répartition des revenus réellement collectées ; la traçabilités des produits ; la mise en place de contrats miniers pour une meilleure valorisation des permis octroyés par lEtat ; promotion et professionnalisation des petits et moyennes mines ; meilleure gestion des ruées ; amendements du code minier. Il est acquis que ces mesures ne pourront avoir des impacts appréciables quavec la mise en place dun environnement tendant vers meilleure gouvernance de lindustrie. Cette bonne gouvernance est liée aux des textes règlementaires, la transparence des informations, labsence de corruption ainsi que le renforcement de la lutte contre le blanchiment dargent.